Mercredi 11 février 2026, le ministre français des Affaires étrangères a demandé la démission de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les territoires palestiniens, après qu’elle a qualifié Israël « d’ennemi commun de l’humanité » lors d’un forum au Qatar. La France rejoint ainsi la campagne de harcèlement systématique initiée et conduite par l’administration Trump depuis juillet 2025 : après le secrétaire d’État Marco Rubio qui a désigné Albanese pour sanctions, l’accusant d’« antisémitisme décomplexé » et la plaçant sur la liste SDN (Specially Designated Nationals) du Trésor américain (une liste qui regroupe normalement des membres d’al-Qaïda, des narcotrafiquants mexicains et des trafiquants d’armes nord-coréens), la France accuse l’expert italien des droits humains de « justifier » les attaques du 7 octobre 2023 contre Israël et de « comparer Israël au Troisième Reich »… Albanese a raison : un État qui détruit méthodiquement une population civile tout en bénéficiant de l’impunité totale de ses alliés est un ennemi de l’humanité. Mais c’était sans compter sur la solidarité inter-impérialiste : Washington cherchant à briser une rapporteuse de l’ONU qui nomme Israël comme responsable, puis la France confirmant, coûte que coûte, qu’elle est du côté des génocidaires et qu’elle participera activement à l’intimidation de quiconque ose documenter leurs crimes (1).
(1) L’Allemagne tient également à montrer aux Etats-Unis qu’elle peut être un caniche aussi serviable que la France. Le lendemain, le ministre allemand des Affaires étrangères a exigé la démission de Francesca Albanese, la qualifiant d’« intenable à son poste » après qu’elle a évoqué un « ennemi commun » lors d’un forum à Doha… Organiser l’impunité totale d’Israël, tout un art !
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