
Pendant que l’Allemagne débat du retour de la conscription et que la Suède l’a déjà rétablie, la France prépare méthodiquement son bétail avant l’abattoir. Macron l’a annoncé : service national “volontaire” de 10 mois, 3000 jeunes en 2026, 50000 en 2035. Mais “volontaire”, vraiment ? Quand 30% des jeunes vivent sous le seuil de pauvreté, que le chômage des jeunes dépasse les 20% et que l’armée devient le seul horizon offrant formation, logement et salaire, c’est une conscription économique qui ne dit pas son nom. Cette montée en puissance – multiplication par 17 des effectifs en 9 ans – correspond exactement au calendrier du réarmement européen et à la marche forcée vers une économie de guerre engloutissant 2 à 3% du PIB. Former à quoi ? À obéir, marcher au pas, tirer, accepter de crever pour les intérêts de Dassault, Thales et du CAC 40. Le timing – été 2026, après les législatives – laisse 2 ans à la propagande pour conditionner les esprits, agiter le spectre russe, normaliser l’idée que la guerre est inévitable. Bref : ces 50000 jeunes (par an) ne seront pas formés à la citoyenneté mais formatés pour la guerre, nos capitalistes recyclant la misère sociale en chair à canon.
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